Depuis octobre 2018, Laurent Bourget est le maire de la commune déléguée du Fuilet. Les Fuiletais s’élèvent au nombre de 1 994 au 1er janvier 2018 (Source : Insee) sur un territoire de 15,43 km².

 

Présentation

L’attitude moyenne est de 86 m environ, le village présente un territoire étendu de 7,2km du Nord au Sud et de 2,3 km de l’est à l’Ouest pour une superficie de 1543ha. Situé dans les Mauges, il se trouve au cœur du triangle Nantes – Cholet – Angers. La commune est constituée d’un bourg et de nombreux lieux-dits l’entourant, parmi lesquels le village des Recoins, situé à 3 kms du bourg et siège de l’activité potière.

Le nom du Fuilet a pour racine un diminutif du mot « Faïa » identique à Fagus pour dire un petit hêtre, un petit bois de hêtres. On peut supposer que ces hêtres croissaient en nombre sur le territoire, aujourd’hui, ils ont totalement disparu de la flore actuelle.

Sa population a connu des variations importantes. Au 1er janvier 2018, la commune comptait 1994 habitants.

Depuis 1792, une trentaine de maires se sont succédé à la tête de la commune. La durée des mandats varie de 6 mois à 36 ans, la palme revenant au Dr Georges Cesbron qui n’avait que 29 ans, lorsqu’il fut élu, se retirant 36 ans après. Il fut par ailleurs nommé chevalier de la Légion d’Honneur en hommage à cette longue carrière.

Depuis 2001, Alain Vincent est maire du Fuilet. Il est devenu maire de Montrevault-sur-Èvre le 15 décembre 2015. Fin 2018, il a démissionné de ses fonctions de maire délégué du Fuilet pour se consacrer à son mandat de maire de Montrevault-sur-Èvre. Laurent Bourget a été désigné maire délégué du Fuilet par le conseil municipal d’octobre 2018.

Économie

L’agriculture fut longtemps l’activité principale. Elle reste encore très présente dans les Mauges. Aujourd’hui, le nombre d’exploitations est plus restreint mais leur superficie a augmenté, approchant les 70ha par exploitation.

La meunerie connut une activité importante au siècle dernier avec 13 moulins à eau et 8 moulins à vent, dont certains ont été transformés en résidence.

Le Fuilet a connu une autre activité économique forte : la fabrication de chaussures. Cette dernière a connu dès 1919 de belles heures et a embauché jusqu’à 230 personnes en 1982. La concurrence étrangère et les délocalisations eurent raison de cette activité.

Argile et tourisme

Réputé pour sa terre argileuse, le Fuilet compta un bon nombre de poteries, briqueteries, tuileries qui ont employé jusqu’à 238 personnes en 1856. Le changement dans les méthodes de construction et la concurrence étrangère ont laissé place à une production désormais plus restreinte et essentiellement artistique.

Pendant de nombreuses années, le temps d’un week-end, la fête de la poterie puis le festival potier ont rassemblé les Fuiletais autour de cette activité potière. Parallèlement à cette manifestation, germa l’idée d’un projet touristique et culturel autour de la poterie.

En 1988, l’association Village Potier vit le jour suivie de la Maison du Potier en 1990. Gérée par des bénévoles, l’association est entourée par des professionnels qui animent la Maison du Potier. Tout au long de l’année, on y découvre des expositions, des visites guidées et des animations pédagogiques.

À 500 m de la Maison du potier, un village de gîtes a été inauguré en 1998. Situé près du plan d’eau de la Barbotine, le village dispose de 16 gîtes, ouverts toute l’année à la semaine ou à la nuitée, dans un cadre reposant au milieu de la nature.

Les Landes – une particularité fuiletaise

Les Landes sont un paysage caractéristique du Fuilet. Il s’agit d’un milieu naturel où se développe une végétation (bruyères, ajoncs…) ne dépassant généralement pas 2m de haut.

Ce paysage a persisté au Fuilet en raison de l’extraction d’argile. Cet espace naturel présente un grand intérêt écologique du fait de la présence d’espèces rares et protégées, qu’elles soient végétales ou animales.

La Lande fuiletaise reste et restera toujours un sujet d’étonnement pour toutes les personnes non habituées au subtil mystère « des usagers des Landes », dont la propriété reste indivise, ce qui est un système unique en France.

A présent, les Landes des Recoins comptent une soixantaine d’hectares et celles de la Rimonerie, la Claraie et la Fosse à l’Ane, une quinzaine.

Histoire et religion

Le christianisme a toujours été très ancré sur notre territoire. C’est pourquoi, lors des guerres de Vendée, la population s’est fortement mobilisée pour défendre la cause du roi sous les ordres des chefs vendéens Stofflet, Bonchamps, Cathelineau, Du Doré, Charette, la Roche Jacquelin. De nombreuses personnes périrent pendant cette guerre, suite au passage des colonnes infernales qui laissaient derrière elles tristesse et désolation, massacres et incendies.

On trouve les traces d’une église vers 1700 au même endroit que maintenant. Des réparations, agrandissements et même constructions d’un clocher en 1807 furent réduits à néant par un ouragan en 1839. Une nouvelle église de style néogothique et construite en tuffeau fut érigée à la place et terminée en 1873. L’église du Fuilet est placée sous le patronage de St Martin. Autrefois situé autour de l’église, le cimetière actuel vit le jour en 1815, puis fut agrandi en 1877. Le monument aux morts, lui, fut érigé en 1923 ; son coût représentant 57 % du budget communal à l’époque : il porte les noms de 69 braves jeunes fuiletais, morts pour la France lors des différents conflits.

La Chapelle des Recoins fut construite en 1948 par des artisans locaux à la demande des habitants de ce village très loin du bourg, en employant les briques d’un ancien four. Cet édifice est le point de départ du Chemin des Potiers, sentier de randonnée qui retrace l’histoire de notre savoir-faire local.

Les croix au nombre d’une trentaine jalonnent les chemins et les routes. La Croix des Victoires marque un lieu de combat où les troupes de St Louis battirent les Anglais au XIIIème siècle.

La Croix de Jeunette indique le point de jonction du Fuilet, Liré, St Laurent des Autels et St Christophe la Couperie.

La Croix de Mission se situe au milieu du cimetière et fut faite par un sculpteur statuaire à Lannion (22) et élevée en 1913.

Toutes les Croix ont une histoire témoignant de la foi de ceux qui les ont fait élever.

Les écoles

La première école connue remonte à 1819 dans l’impasse des Camélias. La commune décida en 1886 la construction d’une nouvelle école de garçons et d’une mairie attenante ; le presbytère étant devenu trop petit pour accueillir les 153 élèves de l’époque.

En 1905, une école libre pour les filles fut construite, dont les bâtiments sont la propriété de l’AEP (Association d’Éducation Populaire). Aujourd’hui encore ces deux écoles, l’une privée et l’autre publique, devenues mixtes en 1979, coexistent au Fuilet.

En 2016 et 2017, l’école publique de la Trézenne a été réhabilitée et agrandie afin d’accueillir les élèves dans des conditions optimales. A l’heure de la commune nouvelle, elle permet également la scolarisation des écoliers de La Boissière-sur-Èvre, La Chaussaire et le Puiset-Doré.

La maison de retraite

La maison de retraite désirée par bon nombre d’habitants du Fuilet et des environs sortit de terre en 1970 et ouvrit en 1972 avec 64 lits. L’ARMAF (Association Régionale de la Maison d’Accueil du Fuilet) en assure la gestion. Les communes du Fuilet, St Rémy en Mauges, le Puiset Doré et la Boissière sur Evre y sont représentées. Aujourd’hui devenue EHPAD du Côteau (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes), l’établissement héberge 73 résidents.

La vie associative

A la place de l’ancienne salle des fêtes, l’Espace Figulina a été inauguré en 2012. Il accueille divers événements festifs (mariages, assemblées générales d’associations, fêtes d’associations et manifestations du 3ème âge). Différents services sont également présents dans ce lieu : restaurant scolaire, accueil périscolaire, accueil de loisirs, bibliothèque.

La vie associative du Fuilet a toujours été très riche. Le patronage St Martin, créé en 1906 par le vicaire Orion, offre des loisirs à tous en fondant une troupe théâtrale. Il devient l’Intrépide St Martin en 1937 et lance le basket et l’athlétisme, organise chaque été une kermesse, aujourd’hui disparue.

Après la seconde guerre mondiale, l’Association Familiale accompagne les familles pour l’acquisition d’équipements ménagers. Elle fut à l’initiative d’une crèche, d’un centre de vacances, d’une bibliothèque, de cours de couture, du ramassage scolaire … Aujourd’hui elle a laissé place à Familles Rurales qui poursuit son œuvre.

L’Assemblée naquit en 1867. D’un caractère très modeste mais très populaire, c’était la fête locale, réunissant jeunes et moins jeunes sous l’égide du maire, entouré de quelques volontaires. Le comité des fêtes puis le syndicat d’initiative développent des activités. Une salle des fêtes construite en 1968 accueillit de nombreux bals fournissant des finances nécessaires à la création de nombreuses associations : le tir à l’arc, le judo, le foot, la piste de prévention routière, le club du 3ème âge.

Cette vie associative est encore aujourd’hui très présente au travers des nombreuses associations à caractère sportif, culturel ou social. Elle apporte toujours à notre commune, dynamisme et esprit d’entraide.