Les nuisibles

Les espèces nuisibles sont des animaux ou des insectes qui causent des dommages significatifs à l’environnement, à l’économie ou à la santé humaine.

Les frelons à pattes jaunes ou asiatiques

Chaque année, l’arrivée du printemps est très attendue : elle rime avec le gazouillement des hirondelles, les paysages embellis de mille couleurs florales, les vols de papillons… mais aussi avec les premiers repas pris à l’extérieur. Cette période s’accompagne souvent d’une présence moins appréciée : celle des guêpes et des frelons.

Ces insectes — qu’il s’agisse du frelon européen ou du frelon à pattes jaunes — ne sont pas naturellement agressifs. Ils n’attaquent l’être humain que lorsqu’ils se sentent menacés, notamment à proximité de leur nid.

Le frelon asiatique ou à pattes jaunes présente des spécificités qui en font une espèce particulièrement surveillée. Introduit accidentellement en France au début des années 2000, il est aujourd’hui présent sur l’ensemble du territoire métropolitain. Sa capacité de prolifération en fait une espèce invasive préoccupante pour l’apiculture, la biodiversité et, dans certaines situations, la sécurité des populations.

Un enjeu pour l’équilibre des écosystèmes

Le frelon à pattes jaunes constitue une menace importante pour les abeilles domestiques. En se nourrissant de ces pollinisateurs essentiels, il perturbe directement la pollinisation, un processus clé pour :

  • La reproduction des plantes,
  • La production agricole,
  • Le maintien de la biodiversité.

Cette pression sur les abeilles peut fragiliser durablement les écosystèmes locaux.

Le frelon à pattes jaunes représente un enjeu sanitaire. Son régime alimentaire inclut des déchets organiques d’origine animale (viande, poisson), ce qui peut favoriser le transport de micro-organismes. Il peut ainsi potentiellement transmettre certaines maladies à d’autres insectes, avec des répercussions indirectes sur l’environnement et, dans certains cas, sur l’homme.

Les principales méthodes de lutte

La lutte contre le frelon à pattes jaunes repose sur plusieurs actions complémentaires, qui doivent être mises en œuvre de manière coordonnée et raisonnée.

  1. Piégeage de printemps

Objectif : capturer les reines fondatrices avant la création des nids.

  • Limiter la formation de nouvelles colonies.
  • Privilégier des pièges sélectifs afin de réduire la capture d’insectes non ciblés.
  • Respecter les recommandations des autorités et des spécialistes.
  1. Destruction des nids

Les nids primaires font la taille de balles de tennis (pouvant aller jusqu’à la taille d’un ballon de basket) et sont construits au début du printemps (nids avec la reine qui s’occupe seule de ses larves, souvent bien caché). Les nids secondaires sont beaucoup plus imposants, ils sont mis en place ensuite par les ouvrières issues du nid primaire à partir de fin mai. Détruire un nid primaire, c’est éviter la mise en place d’un nid secondaire et donc d’une colonie avec de nombreux individus.

Objectif : éliminer les colonies existantes.

  • Intervention réalisée par des professionnels formés.
  • Particulièrement recommandée dans les zones sensibles (écoles, lieux publics…)
  • Utilisation de produits et techniques limitant les impacts environnementaux.
  1. Piégeage d’automne

Objectif : réduire le nombre d’ouvrières.

  • Permet de diminuer la pression exercée sur les ruches en fin de saison.
  • Doit également être encadré pour éviter des effets négatifs sur d’autres espèces.

L’un des défis majeurs reste de concilier efficacité des actions et respect de l’environnement. Certaines pratiques, notamment les pièges non sélectifs, peuvent avoir des effets indésirables sur la biodiversité.

Pour lutter contre ce nuisible, une approche organisée et réfléchie est nécessaire : la coopération entre acteurs et l’application de méthodes adaptées.

L’information, la surveillance et des interventions responsables constituent les principaux leviers pour réduire efficacement son impact.

Sources : 27.03.2026-DP-frelon.pdf

Les chenilles processionnaires

Certaines années, les chenilles processionnaires sont présentes en quantité principalement dans les pins et résineux. Elles peuvent causer des désagréments si l’on n’y prend pas garde. Elles possèdent en effet des poils urticants qui provoquent des réactions cutanées importantes, boutons, démangeaisons, pouvant aller jusqu’à des lésions oculaires et respiratoires. Il convient d’être vigilant notamment si l’on doit se tenir sous les arbres infestés. 

Les fourmis invasives

La Tapinoma magnum est une fourmi invasive qui s’en prend aux jardins, aux arbres fruitiers, aux autres insectes et peut même causer des morsures bénignes. Elle envahit les habitations ou les milieux urbains, favorisés par les activités humaines. Elle s’installe facilement sous les bâches et galets, ainsi que les gazons synthétiques. Une vie foisonnante dans un jardin permet de ralentir sa propagation (végétation et faune locale).  Elle résiste également à la plupart des traitements habituels.

Reconnaitre les fourmis invasives :

  • Des colonies très denses qui peuvent s’étendre sur plusieurs milliers de m²
  • Les fourmis se déplacent dans un rayon de plus de 30 m autour du foyer
  • Une odeur de beurre rance lorsque la fourmi est écrasée : information capitale qui permet d’identifier s’il s’agit réellement des fourmis invasives

Comment lutter contre : 

  • Octobre à janvier : période de faible activité pour les fourmis ; eau bouillante à verser sur les colonies
  • Février à septembre : Gel insecticide à base de diméthylarsinate de sodium

Les plantes invasives

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MAUGER Lou

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Saint-Pierre-Montlimart
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