Rénovation et extension de l’école publique Bellevue

La réhabilitation et l’extension de l’école publique Bellevue, à Chaudron-en-Mauges, donneront naissance à un équipement unique réunissant l’école, le restaurant scolaire, la périscolaire / accueil de loisirs et un espace associatif.
Validé en conseil municipal, l’avant-projet définitif vise à offrir aux enfants un cadre accueillant et fonctionnel tout au long de la journée, tout en respectant l’identité patrimoniale et architecturale du site. Ce projet structurant, porté par la collectivité depuis 2020, constitue un investissement majeur.

Dès 2020, la commune a engagé une réflexion sur la restructuration de l’école publique de Chaudron-en-Mauges, après concertation avec les associations locales, l’équipe enseignante et les élèves.

Fin 2021, l’étude confiée au CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement) de Maine-et-Loire a permis d’analyser le fonctionnement global de l’école ainsi que ses équipements connexes, et d’identifier les pistes d’amélioration.
Cette opération répond à plusieurs orientations majeures :

  • améliorer l’accessibilité et la fonctionnalité du site en regroupant les services
  • créer des locaux adaptés et dimensionnés aux effectifs
  • aménager des espaces dédiés aux activités extrascolaires
  • rénover les bâtiments en privilégiant des matériaux performants sur les plans énergétique et environnemental
  • aménager les espaces extérieurs et désimperméabiliser les cours
  • conserver et valoriser le patrimoine bâti existant

Descriptif du site

Le projet prévoit une surface bâtie totale d’environ 750 m² comprenant :

  • la restructuration du bâtiment existant, en rez-de-chaussée et à l’étage, sur 380 m², pour deux salles d’activités (périscolaire et accueil de loisirs), le restaurant scolaire et deux salles associatives.
  • la construction d’un nouveau bâtiment de plain-pied de 370 m², qui abritera la future école, ainsi qu’une galerie assurant la liaison entre les différents espaces.

Espaces extérieurs :

  • La création de deux préaux et deux cours, accompagnés d’aménagements paysagers, sur une surface d’environ 1600 m².

Des bâtiments multifonctions

Le parti pris repose sur un principe de mutualisation des usages, à l’image du regroupement réalisé à La Boissière-sur-Èvre. Plusieurs espaces seront ainsi partagés : salle de sieste (implantée dans le bâtiment neuf), périscolaire, espace de restauration, cours et préaux.

L’organisation du site prévoit un accès unique par le parvis d’accueil, desservant une entrée commune vers l’école, les structures d’accueil de garde et de restauration, ainsi que les salles associatives.

Côté future école

L’école publique Bellevue scolarise les enfants du quartier Est de Montrevault-sur-Èvre, regroupant les communes déléguées de Chaudron-en-Mauges, La Salle-et-Chapelle-Aubry et Saint-Quentin-en-Mauges. À la rentrée 2025, l’établissement comptait 51 élèves.

Le nouveau bâtiment de plain-pied comprendra :

  • 4 classes
  • 1 bibliothèque scolaire
  • 1 salle de motricité
  • 1 salle de sieste
  • 2 cours (l’une dédiée à la maternelle, l’autre à l’élémentaire) avec chacune leur préau
  • 1 espace administratif

Côté pôle enfance et associatif

La réhabilitation du bâtiment actuel aboutira à la création de :

  • 2 salles d’activités dédiées à l’accueil périscolaire pour 35 enfants, et à l’accueil de loisirs pour 49 enfants maximum
  • 1 restaurant scolaire servant jusqu’à 80 élèves des deux écoles de Chaudron-en-Mauges. Les repas seront toujours confectionnés dans la cuisine municipale de Saint-Rémy-en-Mauges et livrés en liaison chaude.
  • 1 espace administratif
  • 2 salles associatives, l’une dédiée à l’association de parents d’élèves et l’autre à disposition de toutes les associations communales

La réhabilitation et l’extension de l’école publique Bellevue ont été conçues pour renforcer nos services de proximité. En réunissant quatre sites en un, la commune fait le choix d’une mutualisation cohérente pour les enfants, les familles et la vie locale. Ce projet majeur a également été pensé dans le respect de l’identité architecturale du lieu. Préserver ce patrimoine communal, c’est à la fois transmettre un lieu éducatif et une histoire aux générations futures. De plus, concilier le bâti existant avec une extension contemporaine relève d’un engagement responsable et durable. Le recours à des matériaux biosourcés et géosourcés permet d’améliorer le confort thermique et phonique tout en limitant l’impact environnemental des travaux

Christophe Dougé, maire, et Thierry Goyet, adjoint au patrimoine bâti

Conserver notre patrimoine

Édifiés en 1887, les premiers bâtiments autrefois de l’école et de la Mairie ont été agrandis à plusieurs reprises à partir de 1955. Cet ancien bâti s’est progressivement dégradé avec le temps.

Situé dans le périmètre de protection des Monuments historiques, le site scolaire est soumis à l’autorisation de l’Architecte des Bâtiments de France. À ce titre, la restauration intégrale des façades existantes et des pignons est obligatoire afin de préserver ce patrimoine architectural.

Les travaux de restauration feront appel au savoir-faire d’un tailleur de pierre, métier ancestral, et concerneront notamment la rénovation des pierres de tuffeau ainsi que des murs en moellons enduits à la chaux.

Les principales interventions prévues sont les suivantes :

  • révision du fronton et remplacement de certaines pierres
  • reprise complète du chaînage d’angle et dépose partielle du mur de clôture
  • révision de l’ensemble des plates-bandes et pose d’une protection en zinc
  • nettoyage des appuis et application d’un lait de chaux
  • remplacement des menuiseries actuelles par des menuiseries bois
  • piquetage des enduits existants et application d’un enduit à la chaux
  • remplacement complet de la lucarne et de la corniche
  • reprise des pilastres
  • restauration des tapissseries des allèges

Penser énergie et environnement

Le projet s’appuie sur des solutions énergétiques conformes à la réglementation environnementale RE2020.

  • Une attention particulière est portée au choix de matériaux biosourcés et géosourcés pour les revêtements intérieurs (peintures, sols) et isolants afin de garantir une qualité optimale de l’air.
  • La réutilisation des matériaux issus de la démolition fait également partie intégrante du projet. À titre d’exemple, des éléments de charpente et des pierres provenant du préau existant seront recyclés pour la réalisation d’un muret. Cette démarche s’inscrit aussi dans un partenariat avec la Matériauthèque Siléo de Saint-Pierre-Montlimart, favorisant le réemploi des matériaux.

L’aménagement des espaces extérieurs est repensé de manière globale, en intégrant diverses thématiques :

  • la végétalisation et la désimperméabilisation des deux cours, avec l’installation d’assises en bois, d’espaces de jeux recouverts de copeaux de bois et de noues paysagères ;
  • la présence d’arbres dans les cours de récréation, offrant à la fois des espaces ombragés et de nouveaux supports pédagogiques pour les enseignants ;
  • la construction d’un garage à vélos et trottinettes, afin d’encourager les mobilités douces.

Planning prévisionnel

  • Consultation des entreprises : mai et juin 2026
  • Lancement des travaux : octobre 2026 (nécessité de délocaliser l’école pendant la durée des travaux dans des modulaires)
  • Emménagement dans les locaux : janvier 2028

Budget prévisionnel

Dépenses totales

Travaux, frais divers et acquisitions mobilières : 5,14 millions d’€

Recettes

Opération financée à hauteur de 47 % par la commune, soit 2,44 millions d’€

Les recettes envisagées s’élèvent à 2,7 millions d’€ :

  • Syndicat intercommunal d’énergies de Maine-et-Loire (Siéml) et Agence de la Transition Écologique (ADEME – Fonds Chaleur) : 105 000 €
  • Europe dans le cadre des Fonds Européens de Développement Régional (FEDER) en lien avec Mauges Communauté: 673 000 €
  • État (dotation de soutien à l’investissement local – DSIL, Fonds Verts et du Fonds de Compensation de la Taxe à la Valeur Ajoutée – FCTVA) : 1 590 000 €
  • Fondation du patrimoine (Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern, le Fonds Eco et une souscription publique) : 100 000 €
  • Caisse d’allocations familiales (CAF) : 150 000 €
  • Mutualité Sociale Agricole (MSA) : 82 000 €