Espaces verts
La commune pratique, sur les espaces verts, des techniques de gestion différenciée, plus respectueuses de l’environnement ! Cette nouvelle gestion du paysage permet d’améliorer le cadre de vie des habitants, tout en respectant le cycle naturel de la faune et de la flore.
Plan de gestion différenciée, c’est quoi ?
La gestion différenciée est une approche globale des espaces publics entretenus par la commune, qui se veut écologique et équilibrée. Cette pratique alternative est devenu un fil conducteur particulièrement dans la gestion des espaces verts communaux.
Son principe est de ne pas intervenir systématiquement partout, de la même manière, et d’adapter la conception et l’entretien de chaque espace. Selon leur fréquentation, leur usage, leur type d’utilisation et leur intérêt écologique, les espaces peuvent être entretenus de différentes façons.
Les objectifs du plan de gestion différencié :
- améliorer le cadre de vie et la qualié des paysages
- préserver la biodiversité et contribuer à son développement
- préserver les ressources naturelles (économies d’eau, gestion des déchets verts…)
- optimiser le temps de travail des agents municipaux
Que ce soit planter une prairie fleurie, valoriser la végétation au pied des arbres, faucher plutôt que tondre, laisser des zones de végétation spontanée ou encore faire appel à de l’éco-pâturage, les manières de gérer la végétation d’un espace sont variées alors pourquoi s’en tenir à une seule ?
Et concrètement, qu’est-ce qu’il se passe ?
Une pelouse devant un édifice, un terrain de foot, un espace vert dans un lotissement ou encore les abords de rivières ne nécessitent pas tous le même entretien, à la même fréquence. Avant la mise en place du Plan de Gestion Différenciée, tous les espaces verts étaient gérés de la même façon. Désormais, l’idée est d’adapter l’entretien à chaque zone. Ainsi, chaque espace vert du territoire a été analysé puis catégorisé, en fonction des critères évoqués précédemment, selon 3 aspects : très soigné, rustique et naturel.
Dans les centre-bourgs : mairies, églises, cimetières…
Entretien très régulier
- Tonte : une fois par semaine
- Désherbage hebdomadaire
- Fleurissement soigné
Garder un coeur de ville soigné en optimisant le temps d’entretien de certains espaces et s’investir davantage sur les sites très fréquentés.
Représente les 3/4 de la commune : lotissements et autres
Entretien régulier :
- Hauteur de tonte variable en fonction des zones de fréquentation
- Désherbage mensuel
- Peu de fleurissement
Intervenir au juste milieu pour conserver une qualité des espaces publics tout en laissant la nature se développer.
Dans les sites naturels : abords de rivière, chemins de randonnées…
Entretien ponctuel :
- Détourage seulement des chemins
- Pas de désherbage
- Éco-paturage privilégié
Laisser la nature se réapproprier son espace et intervenir le moins possible.
Préserver la biodiversité locale
Protéger cette biodiversité et la valoriser est une nécessité vitale afin de la transmettre en l’état aux générations futures. Sans oublier qu’elle rend aussi service dans l’entretien des espaces verts en régulant ses ravageurs.
De fausses idées reçues sur la faune locale
Du sang-froid face à la vipère aspic
Les Mauges accueillent un total de neuf espèces de reptiles, parmi lesquelles sept sont des serpents et deux sont des lézards. On compte dans ces sept espèces de serpents une seule espèce venimeuse : la vipère aspic. Toutes les autres espèces de serpents des Mauges sont dénuées de venin (bien que la couleuvre verte et jaune possède une salive irritante).
On distingue la vipère aspic de ses cousines les couleuvres par la forme de sa pupille : les vipères ont une pupille verticale, alors que celle des couleuvres est ronde. Comme tous les reptiles, les vipères ont le « sang froid » et doivent s’exposer au soleil pour se réchauffer. On les rencontre ainsi généralement dans des lieux secs ou au pied d’une haie, se dorant au soleil.
Morsures blanches
La vipère aspic n’attaque pas l’Homme ; les morsures accidentelles se produisent presque uniquement lorsqu’elle se fait marcher dessus, ou lorsqu’on la touche par mégarde en ramassant du bois ou en cueillant des baies. Elle possède toutefois un venin dont il faut se méfier, qu’elle injecte en quantité variable grâce à ses crochets qui fonctionnent comme des seringues. À noter que la majorité des morsures de vipères ne contiennent pas de venin : on parle dans ce cas de morsures blanches.
Très craintive et capable de ressentir les vibrations du sol, la vipère aspic va souvent fuir au seul bruit de vos pas. En cas de menace, l’injection de venin n’est utilisée qu’en dernier recours par les vipères, après avoir essayé le camouflage, la fuite et l’intimidation.
Quasi inoffensive
Plusieurs chiffres viennent conforter leur caractère quasi inoffensif : il y a en France moins de 1 000 morsures de serpents par an, dont moins de 100 donnent lieu à une envenimation grave… Le nombre de décès lié aux morsures de vipères est même inférieur à un par an. Il n’y a donc pas lieu d’avoir peur de se faire mordre… si toutefois on adopte quelques précautions élémentaires (qui fonctionnent aussi très bien pour les tiques !) : porter un pantalon et des chaussures fermées dans les hautes herbes, ne pas se coucher à même le sol en étendant les bras d’un coup.
Sources : Haro L. de 2003 – Les envenimations par les serpents de France et leur traitement. Presse Médicale 32 : 1131-1137
Des pièges à guêpes pour l’environnement
Chaque année, l’arrivée du printemps est très attendue : elle rime avec le gazouillement des hirondelles, les chemins embellis de mille couleurs florales, les vols de papillons… Mais aussi avec les premiers repas pris à l’extérieur ! Toutefois, une ombre vient systématiquement perturber l’enthousiasme et l’allégresse que suscite cette activité… Les guêpes et les frelons, qui nous insupportent d’autant plus lorsqu’ils sont qualifiés « d’asiatiques ». Pourtant, ni les guêpes ni les frelons (asiatiques ou européens) ne sont des animaux agressifs, bien qu’il leur arrive d’attaquer l’Homme lorsqu’ils se sentent menacés.
Pour limiter les désagréments, l’une des méthodes les plus partagées est d’élaborer des pièges artisanaux (bières, sirops) ou commercialisés (piège véto pharma) afin de tenter, souvent en vain, de capturer des femelles fondatrices de frelon au printemps. Après la pose d’un piège, on est satisfait des quelques frelons ou guêpes capturés, sans jamais porter un regard sur les milliers d’autres insectes tués que l’on inscrira sur la liste anonyme des « dommages collatéraux ».
Des milliers de victimes collatérales
En provoquant la mort d’un grand nombre d’insectes non ciblés, ces pièges participent à perturber l’équilibre des écosystèmes… Et l’on sait bien en écologie que les espèces qui profitent le plus des environnements perturbés sont les espèces exotiques envahissantes, comme le Frelon asiatique1 !
Plutôt que de persévérer dans des méthodes qui portent un sérieux coup à l’environnement tout en étant inefficaces sur le court terme et aggravent le problème sur le moyen terme, peut-être vaudrait-il mieux écouter la science et prendre du recul sur la gêne occasionnée par les hyménoptères (guêpes, abeilles, frelons…) dont les effectifs sont globalement en nette diminution… Sont-ils si nombreux et agressifs qu’une tapette à mouches ne suffit pas à passer un repas sereinement ? Si tel est le cas, et si le problème vient du frelon asiatique, il convient de se focaliser sur la seule méthode efficace jamais éprouvée pour repousser cette espèce : la destruction des nids avant la période de reproduction (octobre).
Sources :
1. Rome et al. 2011 Impact sur l’entomofaune des pièges a bière ou a jus de cirier dans la lutte contre le frelon asiatique
Le Castor se plaît dans l’Èvre
La présence du castor d’Eurasie (Castor fiber) dans les Mauges est consécutive à la reconquête du bassin de la Loire par l’espèce suite à des opérations de réintroduction s’étant tenues entre 1974 et 1976 dans le Loir-et-Cher. On le retrouve aujourd’hui tout le long de l’Èvre ainsi que dans une bonne partie de ses affluents !
Le castor reprend ainsi petit à petit ses marques sur un territoire qu’il avait toujours connu… D’ailleurs, le Beuvron (affluent de l’Èvre) tient son nom de bebros, signifiant castor en gaulois !
Autrefois nombreux, les castors ont subi une pression importante de la part de l’Homme depuis l’Antiquité, qui les chassait pour leur fourrure d’excellente qualité, leur viande savoureuse, leurs dents utilisées comme amulette… Mais aussi pour leur castoréum ! Cette substance très odorante est sécrétée par le castor pour marquer son territoire. Chargée en acide salicylique, le castoréum possède des propriétés proches de l’aspirine, et est encore utilisé de nos jours en tant que fixateur de parfum !

Suscitant tant de convoitise, le castor a développé une stratégie d’évitement simple mais efficace pour améliorer ses chances de survie : adopter un mode de vie nocturne. Il passe environ les 2/3 de sa nuit dans le milieu aquatique (déplacement, consommation de végétaux) et 1/3 de celle-ci sur le sol (recherche de nourriture, abattage d’arbustes, toilettage, marquage du territoire), avant de retourner dans son terrier…
Le castor est aujourd’hui davantage menacé par la reconfiguration récente des berges, bétonnisées ou enrochées, et par l’entretien drastique des ripisylves, que par la chasse. Celle-ci persiste malgré tout sous une forme de braconnage illégal, ou par des accidents de piégeages ciblant le ragondin.
Autrefois nombreux, les castors ont subi une pression importante de la part de l’Homme depuis l’Antiquité, qui les chassait pour leur fourrure d’excellente qualité, leur viande savoureuse, leurs dents utilisées comme amulette… Mais aussi pour leur castoréum ! Cette substance très odorante est sécrétée par le castor pour marquer son territoire. Chargée en acide salicylique, le castoréum possède des propriétés proches de l’aspirine, et est encore utilisé de nos jours en tant que fixateur de parfum !
Suscitant tant de convoitise, le castor a développé une stratégie d’évitement simple mais efficace pour améliorer ses chances de survie : adopter un mode de vie nocturne. Il passe environ les 2/3 de sa nuit dans le milieu aquatique (déplacement, consommation de végétaux) et 1/3 de celle-ci sur le sol (recherche de nourriture, abattage d’arbustes, toilettage, marquage du territoire), avant de retourner dans son terrier…
Le castor est aujourd’hui davantage menacé par la reconfiguration récente des berges, bétonnisées ou enrochées, et par l’entretien drastique des ripisylves, que par la chasse. Celle-ci persiste malgré tout sous une forme de braconnage illégal, ou par des accidents de piégeages ciblant le ragondin.
Pouvant être une simple niche, le gîte du castor, creusé dans la berge et dont l’entrée est presque toujours inondée, peut également être un véritable palace constitué d’une multitude de couloirs et d’une magnifique chambre dont l’aération est garantie par une ouverture verticale donnant sur l’extérieur.
Mieux encore : lorsque le plafond du gîte s’effondre, le castor est capable de réparer les dégâts en bâtissant un toit de branches, transformant ainsi le terrier en un terrier-hutte !
Avec ses 20 à 25 kilos en moyenne, le castor d’Eurasie est le plus gros rongeur d’Europe. Son régime alimentaire n’en est pas moins exclusivement végétarien, mais très varié (écorce, jeunes pousses ligneuses, feuilles, végétation herbacée, hydrophytes et leur rhizome, fruits…).
S’agissant des arbres, il va plutôt préférer les essences dîtes de « bois tendre » (au premier rang desquels les saules et les peupliers) dont il affectionne les branches de petit diamètre (2 à 8 cm).
Ses préférences vont vers les arbustes, même s’il arrive que le castor s’attaque à des arbres de plus gros diamètre !
La confusion est souvent faite entre le castor et le ragondin, d’autant plus que le premier fait souvent son retour dans des rivières où le second est présent !
Le critère le plus fiable pour distinguer ces deux espèces est leur queue : courte et plate chez le castor, longue et ronde chez le ragondin. Mais pas facile d’y voir clair lorsque le rongeur est en train de nager…
Historiquement, le castor était massivement présent sur l’ensemble du territoire que l’on nomme aujourd’hui la France.
Durant le paléolithique (c’est-à-dire avant la sédentarisation de l’Homme) ils étaient si nombreux qu’ils ont contribué à façonner le paysage par des modifications que l’on attribuait autrefois à Homo sapiens… Leurs barrages ont par exemple hautement concouru à retenir les sédiments qui ont rendu les sols des Mauges (et d’ailleurs) si fertiles. On estime que c’est également le castor qui a sélectionné les arbres de nos ripisylves pour que ceux-ci soient aptes à recéper (saules, frênes, peupliers…) ! C’est par ailleurs lui qui, pendant des milliers d’années, a contribué à maintenir ouvertes des prairies sur lesquelles a pu se développer une flore riche et variée qui requiert de la lumière pour s’épanouir !
De nos jours, on trouve surtout des traces de son activité au niveau des cours d’eau de petit calibre, dont il s’éloigne très peu (30 mètres maximum) et sur lesquels il peut construire une succession de petits barrages. L’animal n’a cependant pratiquement plus jamais la possibilité de contempler ses œuvres bien longtemps, car celles-ci sont vite détruites par l’Homme dès lors qu’elles provoquent des débordements de rivières.
À rebours de l’idée selon laquelle un cours d’eau en bon état ne doit présenter aucun obstacle qui viendrait entraver l’écoulement de l’eau, le castor démontre, dans les endroits où il peut laisser libre cours à son activité de bâtisseur (dans les pays baltiques par exemple), qu’il peut contribuer à améliorer considérablement les rivières pour la faune (y compris pour les Salmonidés qui ont besoin de remonter la rivière en période de reproduction), la flore, et la recharge des nappes, en conférant à la rivière une dynamique complexe et discontinue dont seule la nature a le secret…

Règlementation
Les pesticides interdits
La loi sur la transition énergétique a avancé de deux ans l’interdiction des pesticides déjà prévue dans la loi Labbé :
- 1er janvier 2017 pour les collectivités
- 1er juillet 2022 pour les particuliers
Pour en savoir plus sur la Loi Labbé.
Il est interdit d’utiliser les produits phytosanitaire pour l’entretien des espaces verts, des voiries, des forêts ou des promenades accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé.
L’entretien des pieds de mur
Chaque habitant et professionnel, qu’il soit propriétaire ou locataire, est responsable de l’entretien de ses pieds de mur (d’après la délibération du 22 février 2016 et l’arrêté municipal n°A-P-ME-2019-228).

